lundi 16 mars 2015
dimanche 8 mars 2015
i scream you scream everybody scream for icecream
Buongiorno a tutti!
Nous avons été bien paresseux récemment sur le blog, et en sommes désolés.
Cette absence sur la blogosphère est dûe à une couverture internet de plus en plus rare et à des rencontres de plus en plus nombreuses (donc moins de temps pour alimenter le blog).
Où sont actuellement les huluberlus?
A Agropoli, à une centaine de km au Sud de Napoli.
Où Cartahu a-t-il traîné sa coque bleue depuis un mois?
Après Rome, nous sommes passés par Nettuno et San Felice de Circeo où la météo nous a retenus quelques jours. Puis nous avons été jusqu'à Gaeta, très belle petite ville au port dynamique, où nous avons de nouveau été bloqués par une mer capricieuse. Enfin nous avons rallié Naples où l'équipage s'est enrichi de deux nouveaux équipiers pour une semaine. Nous avons vu Capri, son port de pêche, ses rues sinueuses et ses magasins de luxe, puis sommes arrivés à Agropoli, où la Lega Navale (association de voile italienne de laquelle nous sommes membres) nous a gentiment accueillis. Un autre coup de vent s'est déclaré, et nous en avons profité pour retourner à Naples, que n'avions vu qu'en coup de vent (justement).
Quelles sont les rencontres qui ont embelli le quotidien des huluberlus?
Des rencontres de tout genre! Jusqu'ici, quelques badauds s'étaient intéressés à Cartahu, intrigués par son suréquipement relatif à sa taille, ou fan du modèle (les FIRST 21 sont à la mode en Italie). Autant d'occasions pour Valère de présenter l'hydrogénérateur de W&S qui ne laisse jamais indifférent en pareille occasion. Depuis San Felice di Circeo, les rencontres se font plus nombreuses et plus diverses:
-Luca, propriétaire d'un "fast boat" de 10 m propulsé par plus de 800 CV (vs 6 CV pour Cartahu ... mais qui a l'avantage d'avoir un large choix de voiles), croisé en arrivant à San Felice, nous a invité prendre l'apéritif avec sa bande d'amis avec lesquels ils revenaient d'un pique-nique aux îles Pontines. Nous avons découvert la "pizza bianca" avec la mortadelle (ce serait une spécialité des environs de Rome) et démasqué "Fernando" (qui n'est autre qu'un mélange de Fernett Branca + Coca). En discutant avec ce passionné de vitesse, on se rend compte à quel point nous progressons lentement par rapport à d'autres: Luca va à Istanbul en quelques jours avec son bateau, alors qu'il nous faudra quelques mois pour arriver à destination! Mais peut-on comparer la puissance de trois énormes moteurs hors-bord qui peuvent faire filer le bateau à 50 noeuds et la puissance du vent, imprévisible, parfois trop faible parfois trop forte et pas toujours dans la bonne direction?
-A Gaeta, nous avons rencontré un couple americano-canadien qui sillonne les mers depuis près de 20 ans, alternant aventures marines et renflouage de portefeuille. Un voisin de ponton nous a fait visité la ville et fait découvrir les "linguine alla vongole". Nous avons croisé deux cyclo-touristes au long cours, Andrea d'Allemagne et Hervé de France, qui passaient par Gaeta, et qui ont troqué leur tente contre un bout de Cartahu pour une nuit.
-A Naples, sur le ponton de la Lega Navale, Cartahu avait un illustre et vénérable voisin: il s'agissait du voilier de course "Italia", vainqueur des jeux olympiques de 1936, ayant appartenu à Mussolini, tout de bois constitué, dont le mât est sculpté dans un seul tronc. Antonio, son propriétaire actuel, nous a invité à bord pour une balade devant Naples et un petit pique-nique avec son équipage. C'était impressionnant et agréable d'être à bord d'un voilier classé patrimoine historique, en bonne compagnie et de manière aussi imprévisible! La section de Lega Navale de Naples était très active ce week-end là (régates!) et nous avons pu discuter avec beaucoup d'autres membres, qui nous avaient assimilé comme "gli francesi" (les français). C'est à Naples que nous avons retrouvé Olivier et Laurent, tonton de Valère et son ami, venus tous deux des Hautes Alpes pour profiter une semaine de l'air marin italien. Nos deux premiers hôtes officiels à bord de Cartahu, et on l'espère pas les derniers! (pour ceux qui hésitent encore à rejoindre le bord: c'est bon on a vérifié, on tient à 4 dans Cartahu sans trop se marcher dessus - c'est une question d'organisation ;-)).
Lors de notre "deuxième séjour" à Naples, nous avons été très agréablement surpris par l'hostel où nous nous sommes retrouvés: ambiance internationale mais familiale, sortie dans Naples avec les autres backpackers et petit repas brésilien avant de repartir à bord!
-Enfin à Agropoli, la Lega Navale nous a gentiment accueillis, et était aux petits soins pour nous fournir toutes les informations dont nous avions besoin!
Comment vont les deux huluberlus?
Ils iraient très bien s'ils ne toussaient pas frénétiquement depuis quelques jours. Le bon côté, c'est qu'ils ont finalement ouvert leur pharmacie de bord pour la première fois depuis le départ (on ne l'a donc pas emportée pour rien :-)). Nonobstant ce petit soucis de santé, les huluberlus sont fiers de pouvoir baragouiner assez d'italien pour mener des conversations basiques.
A presto!
ps: on vous confirme que les glaces sont bonnes par ici. Venez donc vérifier par vous même avant que Cartahu ne quitte le territoire italien (ce qui risque finalement d'arriver en avril - traversée vers la Grèce)
| Gaeta |
| Vue du port de Naples depuis "Italia", le seul bateau italien à avoir gagné les jeux olympiques (1936) |
| Derrière le gréement dormant d'Italia, une régate dans la baie de Naples |
| Au fond, le Vésuve |
| Strawhat, sun & sea |
| Vue sur Naples |
| Nuages du soir à Capri |
| Capri |
| Pleine Lune à Capri 1 |
| Pleine Lune à Capri 2 |
| Pavés Romains à Paestum |
| Temple grec à Paestum |
| Naples |
lundi 23 février 2015
samedi 14 février 2015
S.P.Q.R. (sono pazzi questi Romani!)
Les deux huluberlus sont actuellement à Rome!
Cartahu est amarré à quelques km du centre, à Fiumicino.
La capitale italienne nous offre tout ce que l'on pourrait souhaiter pour le plaisir des yeux et celui de nos estomacs. Quelques adresses testées pour ceux qui passeraient par ici:
-Bir & Fud (http://birandfud.it/): des pizzas croustillantes et des bières italiennes originales, et plus encore
-Pizzarium du chef Gabriele Bonci (http://www.gbonci.it/), près du Vatican. Les meilleures pizzas que nous ayons goûté jusqu'à maintenant.
Pour le plaisir des yeux, nous avons visité la villa Médicis, usé nos souliers dans les rues de Rome (c'est trop dommage de prendre le metro quand il y a tellement de belles choses à voir à la surface...), visité le palais des expositions...
Le vent n'est pas avec nous actuellement, mais nous espérons repartir d'ici quelques jours vers Napoli!
Cartahu est amarré à quelques km du centre, à Fiumicino.
La capitale italienne nous offre tout ce que l'on pourrait souhaiter pour le plaisir des yeux et celui de nos estomacs. Quelques adresses testées pour ceux qui passeraient par ici:
-Bir & Fud (http://birandfud.it/): des pizzas croustillantes et des bières italiennes originales, et plus encore
-Pizzarium du chef Gabriele Bonci (http://www.gbonci.it/), près du Vatican. Les meilleures pizzas que nous ayons goûté jusqu'à maintenant.
Pour le plaisir des yeux, nous avons visité la villa Médicis, usé nos souliers dans les rues de Rome (c'est trop dommage de prendre le metro quand il y a tellement de belles choses à voir à la surface...), visité le palais des expositions...
Le vent n'est pas avec nous actuellement, mais nous espérons repartir d'ici quelques jours vers Napoli!
| Rome, c'est le pied! (ces deux là appartiennent à Louis XIV, qui surveille les jardins de la villa Médicis) |
| Arrivée dans la banlieue Sud de Rome: Fiumicino. C'est le retour de Cartahu en eaux saumâtres/ douces (nous ne l'avons pas goûtée, alors impossible de trancher)! |
| Vue sur le Forum |
| Castel Sant'Angelo |
| Piazza del Popolo, sur laquelle un sosie de Mickael Jackson attirait les chalands avec force de décibels |
| Rome triomphante |
| Villa Médicis, siège de l'Académie de France |
| Dans les coulisses de l'Académie de France |
| Les Jardins de la villa Médicis |
| La cafeteria des artistes (villa Médicis) |
jeudi 12 février 2015
On a sorti notre tourmentin!
En voici l'illustration:
Porto Ercole, le dimanche 8 février. Le village est super mignon, et les prévisions météos de la veille prévoient du 7bf établi avec risque de 8. On se lève donc sans précipitation en vue d'une visite approfondie du lieu, qui est considéré comme l'un des villages les plus mignons d'Italie. Par habitude, on check tout de même le bulletin météo du matin, et oh surprise, le 7 à 8 s'est transformé en un beau flux de Nord Est 4-5bf. Branle bas de combat, on se rue sur les salopettes, on prépare cartahu, on vérifie le tracé de la route et on sort du port illico-presto.
Effectivement, un petit vent de NE nous pousse gentiment avec une mer superbe et un beau ciel bleu. Puis le vent monte, on prend un ris, puis deux, puis on affale le génois en vue de passer notre fidèle foc de brise. Mais juste sous 2 ris et sans voile d'avant, Cartahu continue à filer à 6-7 kts et le bateau est étonnamment facile à la barre. Pas très académique, mais si ça marche... Et 2h plus tard, le vent rediminue, alors juste pour s'amuser on envoie le tourmentin pour le tester. Il est beau, hein ?
Porto Ercole, le dimanche 8 février. Le village est super mignon, et les prévisions météos de la veille prévoient du 7bf établi avec risque de 8. On se lève donc sans précipitation en vue d'une visite approfondie du lieu, qui est considéré comme l'un des villages les plus mignons d'Italie. Par habitude, on check tout de même le bulletin météo du matin, et oh surprise, le 7 à 8 s'est transformé en un beau flux de Nord Est 4-5bf. Branle bas de combat, on se rue sur les salopettes, on prépare cartahu, on vérifie le tracé de la route et on sort du port illico-presto.
Effectivement, un petit vent de NE nous pousse gentiment avec une mer superbe et un beau ciel bleu. Puis le vent monte, on prend un ris, puis deux, puis on affale le génois en vue de passer notre fidèle foc de brise. Mais juste sous 2 ris et sans voile d'avant, Cartahu continue à filer à 6-7 kts et le bateau est étonnamment facile à la barre. Pas très académique, mais si ça marche... Et 2h plus tard, le vent rediminue, alors juste pour s'amuser on envoie le tourmentin pour le tester. Il est beau, hein ?
mardi 3 février 2015
On prend du Sud !
Après notre escale Génoise, nous continuons Sud-Est pour atteindre les Cinq Terres (ou « Cinque Terre » comme on dit si bien ici). Les Cinq Terres sont composées de cinq villages, tous nichés sur des pointes en bord de Méditerranée. Autant dire qu'avec les couleurs des différentes maisons, surplombées de citronniers et d'orangers, l'endroit a du charme. D'ailleurs l'Unesco nous a devancé en classant cette zone Patrimoine mondial. Naviguer en hiver présente quelques avantages, puisque nous avons pu accoster et dormir tous seuls dans le petit port d'un de ces villages (-de-) perchés : Vernazza.
Le lendemain, bien heureux de cette escale, nous repartons pour Portovenere (tout proche) avec un vent de terre léger et un super soleil. Oui mais la Méditerranée aime faire des blagues, et ce petit vent tout mignon devient vite très rafaleux. Portovenere est sur une pointe, faisant face à une île, accélérant encore davantage le flux d'air. L'arrivée au port est bien rock'n'roll, avec à la VHF le bosco qui n'arrête pas de répéter « Be careful, lot of winds, lot of waves in the harbour » (-merci on a remarqué coco-). Le village est magnifique, et en plus, on croise enfin d'autres voileux sur les bateaux voisins !
Le jour suivant, le vent de Nord-Nord Est est superbe, et nous descendons plein Sud gentiment poussés sur une mer plate et sous le soleil : Viareggio, Pisa, Cala di Medici, San Vincenzio et enfin le mercredi 28 janvier, l'île d'Elbe ! Nous oublions nos petits tracas de météo des semaines précédentes, nous nous sentons au printemps, même s'il fait plutôt frais. Sauf qu'une méchante tempête d'Ouest vient sonner le glas du beau temps, et celle-là ne fait pas semblant. Au large de l'île : plus de 50 nœuds établis et 6m de creux. Gloups. On s'enterre au fond du port de Portoferraio, on double les amarres, on éloigne Cartahu du quai, et nous on va se louer une super petite Panda bleue électrique pour visiter l'île :-) On voulait une Vespa, mais sous la pluie orageuse, et dans le vent, c'est peut-être pas adapté.
Une fois le vent calmé, on repart ce dimanche 1er février très tard, pour attendre la fin d'un orage. On reste sur l'île, mais on change de côté. En rentrant au port de Cavo, les impacts de foudre reprennent derrière nous… Le lendemain matin, la météo semble correcte et le vent super bien orienté, malgré quelques gros cumulonimbus bien moches au loin. On décide de repartir et forcément, on se prend un petit grain pas bien méchant. Sauf que Guéno remarque sur notre babord, « un drôle de nuage en forme de tube qui descend jusqu'au sol ». Ah ben zut, une trombe (un nuage de particules d'eau en rotation avec des vents super violents), ah non deux trombes ! On en verra 6 en une heure !!! De quoi calmer nos ardeurs de traversée vers la dernière île Toscane : Giglio. Décidément, la Méditerranée n'est pas facile en hiver :-)
Le lendemain, bien heureux de cette escale, nous repartons pour Portovenere (tout proche) avec un vent de terre léger et un super soleil. Oui mais la Méditerranée aime faire des blagues, et ce petit vent tout mignon devient vite très rafaleux. Portovenere est sur une pointe, faisant face à une île, accélérant encore davantage le flux d'air. L'arrivée au port est bien rock'n'roll, avec à la VHF le bosco qui n'arrête pas de répéter « Be careful, lot of winds, lot of waves in the harbour » (-merci on a remarqué coco-). Le village est magnifique, et en plus, on croise enfin d'autres voileux sur les bateaux voisins !
Le jour suivant, le vent de Nord-Nord Est est superbe, et nous descendons plein Sud gentiment poussés sur une mer plate et sous le soleil : Viareggio, Pisa, Cala di Medici, San Vincenzio et enfin le mercredi 28 janvier, l'île d'Elbe ! Nous oublions nos petits tracas de météo des semaines précédentes, nous nous sentons au printemps, même s'il fait plutôt frais. Sauf qu'une méchante tempête d'Ouest vient sonner le glas du beau temps, et celle-là ne fait pas semblant. Au large de l'île : plus de 50 nœuds établis et 6m de creux. Gloups. On s'enterre au fond du port de Portoferraio, on double les amarres, on éloigne Cartahu du quai, et nous on va se louer une super petite Panda bleue électrique pour visiter l'île :-) On voulait une Vespa, mais sous la pluie orageuse, et dans le vent, c'est peut-être pas adapté.
Une fois le vent calmé, on repart ce dimanche 1er février très tard, pour attendre la fin d'un orage. On reste sur l'île, mais on change de côté. En rentrant au port de Cavo, les impacts de foudre reprennent derrière nous… Le lendemain matin, la météo semble correcte et le vent super bien orienté, malgré quelques gros cumulonimbus bien moches au loin. On décide de repartir et forcément, on se prend un petit grain pas bien méchant. Sauf que Guéno remarque sur notre babord, « un drôle de nuage en forme de tube qui descend jusqu'au sol ». Ah ben zut, une trombe (un nuage de particules d'eau en rotation avec des vents super violents), ah non deux trombes ! On en verra 6 en une heure !!! De quoi calmer nos ardeurs de traversée vers la dernière île Toscane : Giglio. Décidément, la Méditerranée n'est pas facile en hiver :-)
mardi 27 janvier 2015
Ciels bleus, couchers de soleil radieux, et matelots heureux
| Bleu nuit à Monterosso (Cinque Terre, 1/5) où les barques hibernent joliment emmaillotées |
| Bleu gris pluvieux à Monterosso près de l'église San Francesco (heureusement valou est là pour ajouter sa touche de couleur) |
| Bleu doré sur Vernazza (Cinque Terre, 2/5), où Cartahu peut se vanter d'être le seul voilier du port (riquiqui comme lui) |
| Le soleil est passé trop vite de l'autre côté de l'horizon, on a tout juste réussi à capter pour vous les ombres chinoises des rochers de Vernazza sur fond de ciel orangé |
| Cartahu presque seul au port (Vernazza) |
| Vernazza et son port vu d'en haut |
| Matelot orange sur fond rocheux à Portovenere |
| Matelot rouge (photo spécialement prise pour Vogue) |
| Dernière vue sur les Alpes en arrivant en Toscane |
| La Tour de Pise (voui elle peut être droite si on se penche pour la photographier... tout est une question de référentiel) |
Bref la vie suit son cours à bord de Cartahu.
A bientôt!
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